Les Arvernes


Hégémonie arverne aux IIIe et IIe siècle avant J.C.

Les Arvernes, dont le nom signifie "ceux qui vivent près des aulnes", furent un des peuples les plus puissants de la Gaule aux IIIème et IIème siècles avant J.-C.

Leur influence dépassait largement les frontières géographiques de l’Auvergne actuelle et nombre de peuples voisins étaient clients des Arvernes : les Cadurques, les Gabales, les Vellaves, les Heleuteri, les Ségusiaves, les Ruthènes et les Helvii. Tous ces peuples ainsi que leurs voisins et alliés, les Lémovices, Pétrocores, Bituriges et peut-être les Carnutes, constituaient la Confédération Arverne.

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Cet embryon d’unification des peuples de la Gaule dans sa partie centrale fut contrarié par les Romains dès la fin du IIème siècle avant notre ère. Le roi arverne Luernos (le renard) nous est connu par l’écrivain grec Poseidonios d’Apamée (135-50 av. J.-C.) qui décrit ses festins abondamment arrosés de vin et sa prodigalité à distribuer pièces d’or et d’argent du haut de son char à ceux qui le suivaient. 

Les sites des oppida de Gergovie, de Corent et de Gondole (63), actuellement fouillés, ont livré un mobilier trés riche et des traces d'occupations ( batiment, artisanat, etc.) conséquentes.

En 121 avant J.C., Bituitos, le fils du roi Luernos, entra en conflit avec les Romains lorsqu’ils envahirent le territoire des Allobroges (un peuple de l’Isère) alliés aux Arvernes. Les Allobroges avaient accueilli Toutomotulus, le roi des Salluviens (région d’Aix-en-Provence) vaincu par les Romains qui réclamaient son extradition. Les Arvernes se portèrent donc à leur secours. La bataille mettant au prise les Arvernes et les Helviens (Ardèche) eut lieu au confluent de l’Isère et du Rhône. Malgré leur supériorité numérique, les troupes gauloises furent défaites après que les Romains les aient fait charger par des éléphants de guerre. En essayant de retraverser le Rhône par les deux ponts provisoires qu’ils avaient construits, les fantassins et les cavaliers gaulois périrent en grand nombre. Le roi Bituitos, fait prisonnier, fut emmené en captivité à Rome et les Romains prirent le contrôle du sud de la Gaule, fondèrent Narbonne (Narbo Martius) et Aix (Aquae Sextiae), et créèrent la province de Gaule Transalpine (par opposition à la province de Gaule Cisalpine, située dans le nord de l'Italie moderne).

Après cette défaite, les voisins et rivaux des Arvernes, les Eduens (Bourgogne et Morvan), alliés de Rome, promus “frères et consanguins du peuple romain”, profitèrent du démantèlement de l’empire arverne pour  accroître leur puissance et imposer leur “protection” à tous leurs voisins et proclamèrent une république aristocratique avec un sénat calqué sur le modèle romain.

Les Arvernes, désormais privés de roi, les imitèrent. Cependant, des décennies plus tard, un aristocrate arverne Celtillos, père du futur Vercingétorix, s’allia aux Séquanes (peuple de Franche-Comté, rival des Eduens) pour contrer la puissance économique des Eduens. Aidés par les Germains, les Arvernes et les Séquanes furent victorieux des Eduens. Celtillos essaya alors d’utiliser cette victoire pour se faire proclamer roi, mais son propre frère Gobannitios le fit mettre à mort.

 

 

Sources bibliographiques et internet:
Le dossier Vercingétorix de Christian Goudineau Actes Sud/ Errrance
La guerre des Gaules César GF Flammarion
Memo, le site de l’histoire http://www.memo.fr
Carte des peuples de la Gaule http://www.lexilogos.com